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Le Caf'conc avec le bar du Crochetan
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avec l'Association et le concept Session Live.

Le bar du Crochetan en Cyber Shot
 
Bar du Crochetan
Avenue du Crochetan 2
1870 Monthey/VS
024 471 50 01

Pour + infos
www.marockmag.com/crochetanbar

 

LE CAF'CONC
Le caf’conc comme on l'appelle familièrement (parfois orthographié caf'conç) est, selon le Grand Dictionnaire Larousse du XIXe siècle, à la fois une salle de concert et un estaminet, réunissant dans son enceinte un public qui paie en consommations le plaisir d’entendre des romances, des chansonnettes ou des morceaux d’opéra. Pourtant le terme café-concert et celui de music-hall sont proches, voire synonymes, aujourd’hui comme hier, alors même que le music-hall est un anglicisme apparu à la fin du XIXe siècle. Selon Legrand-Chabrier, ce nouveau genre est la « coalition de tous les spectacles qui ne sont pas du théâtre », définition a contrario qui révèle à la fois le flou sémantique pesant sur cette nouveauté et l’extrême diversité des spectacles se revendiquant comme tels : on y trouve des morceaux de musique, des chants, des sketches dramatiques et des tableaux vivants, des revues à grand spectacle avec effets de lumière et grand usage du machinisme, des danses et des acrobaties.

Ces définitions sont toutefois à nuancer, car les consommations peuvent éventuellement disparaître et l’on paie alors sa place à l’entrée. Quant à l’aspect formel de l’établissement, il se rapproche de plus en plus du théâtre. Le terme café-concert sera entendu ici dans sa plus large expression, c’est-à-dire comme un débit de boissons organisant des concerts musicaux dans l’une de ses salles avec plus ou moins de régularité, et le music-hall sera défini comme une salle proposant des spectacles variés (accueillant une grande partie de la tradition du cirque, par exemple) où le fait de débiter des boissons est devenu secondaire.

Naissance et affirmation du café-concert (1800-1864) [modifier]
Pendant la Révolution, l’abolition du monopole des théâtres permet à partir de 1791 l’ouverture de nombreuses salles de spectacle. Ainsi, le Café d’Apollon est l’un des premiers cafés-concerts. Dans les estaminets populaires, des ambulants se produisent. Les traces de cette activité sont ténues. Mais cette liberté ne durera pas puisqu’en 1807, le rétablissement des théâtres de privilèges marque un arrêt au développement sauvage et spontané de caf-conc'.

Entre 1807 et 1849, seuls quelques établissements accueillent régulièrement des concerts. Certes, des limonadiers organisent ponctuellement des spectacles lyriques sans se soucier des règlements. Cette réglementation interdit normalement tout concert dans un estaminet sans en obtenir une autorisation du préfet de Police. La révolution de février 1848 va, un temps, rendre à ce loisir sa liberté. Mais l’ordonnance du 17 novembre 1849 reconduit les mesures précédentes interdisant de donner un spectacle dans un estaminet sans autorisation préalable. Elle va permettre un développement surveillé : 22 autorisations seulement sont accordées entre 1849 et 1859 à Paris.

La réglementation s’attache aussi à organiser le colportage afin d’empêcher la diffusion de chansons sociales. Une censure des spectacles est également remise en place et on interdit enfin les goguettes (nov. 1849) dans les débits de boisson : tous ces règlements vont contribuer au décollage limité et organisé du phénomène.

Le début des années 1860 voit apparaître la construction de nouveaux établissements : en 1860 l’Alcazar d’été, puis l’Eldorado, la Scala, l’Horloge, les Ambassadeurs : tous sont situés sur les boulevards chers au Baron Haussmann.

 
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